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Tome II.
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LES FEMMES SAVANTES.

CIUIYSALE.

Sans doute, et je le vois qui fréquente chez nous.

ARISTE.

En quelle estime est-il, mon frère, auprès de vous?

(’.IIRYSALE,

D'homme d’honneur, d’esprit, de coeur, et de conduite;El je vois peu de gens qui soient de son mérite.

' AUISTE.

Certain désir qu’il a, conduit ici mes pas,

Et je me réjouis que vous en fassiez cas.

CIIRYSALE.

Je connus feu son père en mon voyage à Rome. 1

ARISTE.

Fort bien

On le dit.

cunrsALE.

C’était, mon frère, un fort bon gentilhomme.

A1IISTE.

CIIRYSALE.

Nous n’avions alors que vingt-huit ans,Et nous étions, ma foi, tous deux de verts galants.

ARISTE.

Je le crois.

CIIRYSALE.

Nous donnions chez les dames romaines,Et tout le monde, là, parlait de nos fredaines.

Nous faisions des jaloux.

ARISTE.

Voilà qui va des mieux;Mais venons au sujet qui m’amène en ces lieux.

SCÈNE III.

HÉLISE, entrant doucement et écoutant j CIIKYSALE, AUISTE.

AUISTE.

Clitandre auprès de vous me fait son interprète.Et son cœur est épris des grâces d’Henriette.

CUUYSALE.

Quoi! de ma fille?

AUISTE.

Oui; Clitandre en est charmé,Et je ne vis jamais amant plus enflammé.

BÊLISE, h Ariste.

Non, non; je vous entends. Vous ignorez l’histoire,

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