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LES FEMMES SAVANTES.
Qui veut noyer sou chien, l’accuse de la rage ;
Et service d’autrui n’est pas un héritage.
CIIRYSALE.
Qu’est-ce donc? Qu’avez-vous, Martine?
MARTINE.
Ce que j’ai?
CIIRYSALE.
Oui.
MARTINE.
J'ai que l'an me donne aujourd'hui mon congé,Monsieur.
CIIRYSALE.
Votre congé?
MARTINE.
Oui. Madame me chasse.
CIIRYSALE.
Je n’entends pas cela. Comment ?
MARTINE.
On me menace,
Si je ne sors d’ici, de me bailler cent coups.
CIIRYSALE.
Non, vous demeurerez : je suis content de vous.Ma femme bien souvent a la tête un peu chaude ;Et je 11e veux pas, moi...
SCÈNE YI.
PIIILAMINTE, I 1 ÉLISE, CIIRYSALE, MARTINE.
PHILAMINTE, apercevant Martine.
Quoi! je vous vois, maraude!Vite, sortez, friponne : allons, quittez ces lieux ;
Et ne vous présentez jamais devant mes yeux.
CIIRYSALE.
Tout doux.
PIIILAMINTE.Non, c’en est fait.
CIIRYSALE.
lié!
PIIILAMINTE.
Je veux qu’elle sorte.
CIIRYSALE.
Mais qu'a-t-elle commis, pour vouloir de la sorte...?
PIIILAMINTE.
Quoi! vous la soutenez?