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Tome II.
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LES FEMMES SAVANTES.

Qui veut noyer sou chien, l’accuse de la rage ;

Et service d’autrui n’est pas un héritage.

CIIRYSALE.

Qu’est-ce donc? Qu’avez-vous, Martine?

MARTINE.

Ce que j’ai?

CIIRYSALE.

Oui.

MARTINE.

J'ai que l'an me donne aujourd'hui mon congé,Monsieur.

CIIRYSALE.

Votre congé?

MARTINE.

Oui. Madame me chasse.

CIIRYSALE.

Je n’entends pas cela. Comment ?

MARTINE.

On me menace,

Si je ne sors d’ici, de me bailler cent coups.

CIIRYSALE.

Non, vous demeurerez : je suis content de vous.Ma femme bien souvent a la tête un peu chaude ;Et je 11e veux pas, moi...

SCÈNE YI.

PIIILAMINTE, I 1 ÉLISE, CIIRYSALE, MARTINE.

PHILAMINTE, apercevant Martine.

Quoi! je vous vois, maraude!Vite, sortez, friponne : allons, quittez ces lieux ;

Et ne vous présentez jamais devant mes yeux.

CIIRYSALE.

Tout doux.

PIIILAMINTE.Non, c’en est fait.

CIIRYSALE.

lié!

PIIILAMINTE.

Je veux qu’elle sorte.

CIIRYSALE.

Mais qu'a-t-elle commis, pour vouloir de la sorte...?

PIIILAMINTE.

Quoi! vous la soutenez?