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Tome II.
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ACTE II, SCÈNE IJC.

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CURYSALE.

Monsieur Trissolin.

ahistb.

Quoi! ce monsieur Trissolin...?ciirysai.e.

Oui, qui parle toujours de vers et de latin.

AUISTE.

Vous l'avez accepté?

CURYSALE.

Moi, point : à Dieu ne plaise!AUISTE.

Qu avez-vous répondu?

CURYSALE.

Itien ; et je suis bien aiseDe n’avoir point parlé, pour ne m'engager pas.

ARISTE.

La raison est fort belle, et c’est faire un grand pas.Avez-vous su du moins lui proposer Clilandre?

CURYSALE.

Non ; car, comme j’ai vu qu’on parlait d’autre gendre,J'ai cru qu’il était mieux de ne m’avancer point.

ARISTE.

Certes, votre prudence est rare au dernier point.N’avez-vous point de honte, avec votre mollesse?

Et se peut-il qu’un homme ait assez de. faiblessePour laisser à sa femme un pouvoir absolu,

Et n’oser attaquer ce qu’elle a résolu?

CURYSALE.

Mon Dieu! vous en parlez, mon frère, bien à l’aise,

Et vous ne. savez pas comme le bruit me pèse.

J'aime fort le repos, la paix, et la douceur,

Et ma femme est terrible avecque son humeur;

Du nom de philosophe elle fait grand mystère,

Mais elle n’en est pas pour cela moins colère ;

Et sa morale, faite à mépriser le bien,

Sur l'aigreur de sa bile opère comme rien.

Pour peu que l’on s’oppose à ce que veut sa tète,

On en a pour huit jours d’effroyable tempête.

Elle me fait trembler dès qu’elle prend son ton;

Je ne sais où me mettre, et c’est un vrai dragon ;

Et cependant, avec toute sa diablerie,

H faut que je l’appelle et mon cœur et m’amie.

ARISTIi.

Allez, c’est se moquer. Votre femme, entre nous,

Est, par vos lâchetés, souveraine sur vous.