539
ACTE III, SCÈNE I.
Faites-le-moi venir, mon frère, tout à l'heure.
AltlSTE.
J’y cours tout de ce pas.
CI1RYSALE.
C'est souffrir trop longtemps,Et je m’en vais être homme à la barbe des gens.
ACTE TROISIÈME.
SCÈNE PREMIÈRE.
PIIILAMINTE, ARMANDE, BÉLISE, TRISSOTIN.LÉPINEPIIILAMINTE.
Ah! mettons-nous ici pour écouter à l'aiseCes vers, que mot à mot il est besoin qu'on pèse.
A1IMANÜE.
Je brûle de les voir.
BÉLISE.
Et l’on s’en meurt chez nous.
PIIILAMINTE, îi Trissotin.
Ce sont charmes pour moi que ce qui part de vous.ARMANDE.
Ce m’est une douceur à nulle autre j>areillc.
BÉLISE.
Ce sont repas friands qu’on donne à mon oreille.
PIIILAMINTE.
Ne faites point languir de si pressants désirs.
AllMANDE.
Dépêchez.
nèusE.
Faites tôt, et hâtez nos plaisirs.
PIIILAMINTE.
A notre impatience offrez votre épigramme.
TKISSOTIN, à PhiJamintc.
Hélas! c’est un enfant tout nouveau-né, Madame;
Son sort assurément a lieu de vous toucher,
Et c’est dans votre cour que j’en viens d’accoucher.
PIIILAMINTE.
Pour me le rendre cher, il suffit de son père.