Band 
Tome II.
Seite
593
JPEG-Download
 

ACTE I, SCÈNE V.

69S

TOINETTE.

Votre fille. Elle vous dira qu elle n’a que faire de monsieurDiafoirus, ni de son fils Thomas Diafoit'us, ni de tous les I)ia-foirus du monde.

ARGAN.

J'en ai affaire, moi, outre que le parti est plus avantageuxqu’on ne pense. Monsieur Diafoirus n’a que ce fils-là pourtout héritier; et, déplus, monsieur Purgon, qui n’a nifemme ni enfants, lui donne tout son bien en faveur de cemariage; et monsieur Purgon est un homme qui a hui( millebonnes livres de rente.

TOINETTE.

Il faut qu'il ait tué bien des gens, pour s'être fait si riche!

AllCAN.

Huit mille livres de rente sont quelque chose, sans compterle bien du père.

TOINETTE.

Monsieur, tout cela est bel et bon ; mais j'en reviens tou-jours là; je vous conseille, entre nous, de lui choisir un autremari; et elle n’est point faite pour être madame Diafoirus.

AHCAN.

Et je veux, moi, que cela soit.

TOINETTE.

lié, fi! ne dites pas cela.

AHCAN.

Comment! que je ne dise pas cela?

TOINETTE.

lié, non.

ARCAN.

Et pourquoi ne le dirai-je pas ?

TOINETTE.

On dira que vous ne songez pas à ce que vous dites.

AHCAN.

On dira ce qu’on voudra ; mais je vous dis que je veuxqu’elle exécute la parole que j'ai donnée.

TOINETTE.

Non; je suis sûre quelle ne le fera pas.

AHCAN.

Je l’y forcerai bien.

TOINETTE.

Elle ne le fera pas, vous dis-je.

AHCAN.

Elle le fera, ou je la mettrai dans un couvent,

TOINETTE.

Vous?