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ACTE I, SCÈNE IX.
11ÉLINE.
Mon Dieu ! il ne faut point vous tourmenter de tout cela.S'il vient faute de vous, mon fils, je ne veux plus rester aumonde.
ARGAN.
Ma mie !
BÉLINE.
Oui, mou ami, si je suis assez malheureuse pour vousperdre...
ARGAN.
Ma chère femme !
RÉLINE.
La vie ne me sera plus rien.
ARGAN.
M'amour !
RÉLINE.
El je suivrai vos pas, pour vous faire connaître la tendresseque j’ai pour vous.
ARGAN.
Ma mie, vous me fendez le cceur! Consolez-vous, je vousen prie.
MONSIEUR RE BONNIÎFOI , il Béline.
Ces larmes sont hors de saison; et les choses n’en sontpoint encore là.
RÉLINE.
Ah ! Monsieur, vous ne savez pas ce que c’est qu’un mariqu'on aime tendrement.
ARGAN.
Tout le regret que j'aurai, si je meurs, ma mie, c'est den'avoir point un enfant de vous. Monsieur Purgon m'avaitdit qu'il m on ferait faire.
MONSIEUR I)E RONNEFOI.
Cela pourra venir encore.
ARGAN.
11 faut faire mon leslament, m’amour, de la façon que Mon-sieur dit ; mais, par précaution, je veux vous mettre entre lesmains vingt mille francs en or, que j’ai dans le lambris demon alcôve, et deux billets payables au porteur, qui me sontdns, l'un par monsieur Damon, et l’autre par monsieur Gé-rante.
ItÉLINE.
Non, non, je neveux point de tout cela. Ah!... Combiendites-vous qu’il y a dans votre alcôve.
ARGAN.
Vingt mille francs, m’amour.
T. II.
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