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Tome II.
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LE MALADE IMAGINAIRE.

Ions; VOUS ine ferez plaisir. (N’entendant plus rien.) Allonsdonc, continuez, je vous en prie.

SCÈNE IV.

POLICHINELLE.

Voilà le moyen de les faire taire. La musique est accommo-dée à ne point faire ce qu'on veut. Or ^ps, à nous. Avant quede chanter, il faut que je prélude un peu, et joue quelquepièce, afin de mieux prendre mon ton. (il prend son luth, dontil fait semblant de jouer, en imitant avec les lèvres et la langue leson de cet instrument.) Plan, plan, plan, plin, plin, plin. Voilàun temps fâcheux pour mettre un luth d'accord. Plin, plin,plin. Plin, tan, plan. Plin, plan. Les cordes ne tiennentpointpar ce temps-là. Plin, plin. J’entends du bruit. Mettonsmon luth contre la porte.

SCÈNE V.

POLICHINELLE ; ARCHERS, passant dans la rue, et accourantau bruit qu’ils entendent.

UN ARCHER, chautant.

Qui va là? qui va là?

POLICHINELLE, bas.

Qui diable est-ce là ? Est-ce que c'est la mode de parler enmusique.

I.’ARCIlElt.

Qui va là? qui va là? qui va là?

POLICHINELLE, épouvanté.

Moi, moi, moi.

L’ARCHER.

Qui va là? qui va là? vous dis-je.

POLICHINELLE.

Moi, moi, vous dis-je.

l'archer.

Et qui toi? et qui toi?

POLICHINELLE.

Moi, moi, moi, moi, moi, moi.

l’archer.

Dis ton nom, dis ton nom, sans davantage attendre.POLICHINELLE, feignant d’être bien hardi.Mon nom est Va te faire pendre.

l’arciier.

Ici, camarades, ici.

Saisissons l'insolent qui nous répond ainsi.