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LE MALADE IMAGINAIRE.
ARGAN.
Un jeune homme avec ma fille !
nÉLINE.
Oui. Votre petite fille Louison était avec eux, qui pourravous en dire des nouvelles.
ARGAN.
Envoyez-la ici, m’amour, envoyez-la ici. Ah ! l’effrontée!(Seul.) Je ne m'étonne plus de sa résistance.
SCÈNE IX.
ARGAN, LOUISON.
louison.
Qu'est-ce que vous me voulez, mon papa ? ma belle-mamanm’a dit que vous me demandez.
ARGAN.
Oui. Venez çà. Avancez là. Tournez-vous. Levez les yeux.Regardez-moi. Hé?
LOUISON.
Quoi, mon papa?
ARGAN.
Là?
LOUISON.
Quoi?
ARCAN.
N’avez-vous rien à me dire ?
LOUISON.
Je vous dirai, si vous voulez, pour vous désennuyer, leconte de Peau d’Ane.oubien la fable du Corbeau et du Re-nard, qu’on m'a apprise depuis peu.
ARGAN.
Ce n’est pas là ce que je demande.
LOUISON.
Quoi donc?
ARGAN.
Ah! rusée, vous savez bien ce que je veux dire.
LOUISON.
Pardonnez-moi, mon papa.
ARGAN.
Est-ce là comme vous m’obéissez?
LOUISON.
Quoi?