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Tome II.
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LE MALADE IMAGINAIRE.

ARGAN.

Un jeune homme avec ma fille !

nÉLINE.

Oui. Votre petite fille Louison était avec eux, qui pourravous en dire des nouvelles.

ARGAN.

Envoyez-la ici, m’amour, envoyez-la ici. Ah ! l’effrontée!(Seul.) Je ne m'étonne plus de sa résistance.

SCÈNE IX.

ARGAN, LOUISON.

louison.

Qu'est-ce que vous me voulez, mon papa ? ma belle-mamanm’a dit que vous me demandez.

ARGAN.

Oui. Venez çà. Avancez là. Tournez-vous. Levez les yeux.Regardez-moi. Hé?

LOUISON.

Quoi, mon papa?

ARGAN.

Là?

LOUISON.

Quoi?

ARCAN.

N’avez-vous rien à me dire ?

LOUISON.

Je vous dirai, si vous voulez, pour vous désennuyer, leconte de Peau d’Ane.oubien la fable du Corbeau et du Re-nard, qu’on m'a apprise depuis peu.

ARGAN.

Ce n’est pas là ce que je demande.

LOUISON.

Quoi donc?

ARGAN.

Ah! rusée, vous savez bien ce que je veux dire.

LOUISON.

Pardonnez-moi, mon papa.

ARGAN.

Est-ce là comme vous m’obéissez?

LOUISON.

Quoi?