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Tome II.
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LE MALADE IMAGINAIRE.

point de cet homme-là davantage ; car cela m'échauffe labile, et vous me donneriez mon mal.

BÉllALIlE.

Je le veux bien, mon frère ; pt, pour changer de discours,je vous dirai que, sur une petite répugnance quevous témoi-gne votre fille, vous ne devez point prendre les résolutionsviolentes de la met tre dans un couvent, que, pour le choixd'un gendre, il ne. faut pas suivre, aveuglément la passionqui vous emporte; et qu'on doit, sur cette matière, s'accom-moder un peu A l'inclination d'une'fille, puisque c'est pourtoute la vie, et que de là dépend tout lebonheur d’un mariage.

SCÈNE IV.

MONSIEUR FLEURANT, une seringue il la main;

AUGAN, 11ERALDE.

ARGAN.

Ah! mon frère, avec votre permission.

BÉRALllE.

Comment? que voulez-vous faire?

ARGAN.

Prendre ce petit lavement-là : ce sera bientôt fait.

BKRALDE.

Vous vous moquez. Est-ce que vous ne sauriez être unmoment sans lavement ou sans médecine? Remettez cela àune autre fois, et demeurez un peu en repos.

ARGAN.

Monsieur Fleurant, à ce soir, ou à demain au matin.

MONSIEUR FLEURANT, il Rùralilc.

De quoi vous mêlez-vous, de vous opposer aux ordonnan-ces de la médecine, et d'empêcher Monsieur de prendre monclystère? Vous êtes bien plaisant d’avoir cette hardiesse-là!

BKRALDE.

Allez, Monsieur; on voit bien que vous n’avez pas accou-tumé de parler à des visages.

MONSIEUR FLEURANT.

Onnedoitpoint ainsi se jouerdes remèdes, et me faire per-dre mon temps. Je ne suis venu ici que sur une bonne or-donnance ; et je vais dire à monsieur Purgon comme on m’aempêché d'exécuter ses ordres, et de faire ma fonction. Vousverrez, vous verrez...