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Tome II.
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LE MALADE IMAGINAIRE.

SCÈNE XIX.

BERALDE, sortant ilo l'endroit où il était caché; ARGAN,ÏOINETTE.

BKIlAl.ni!.

Eh bien! mon frère, vous le voyez.

TOINKTTE.

Par ma foi, je n’aurais jamais cru cela. Mais j'entends votrefille. Remettez-vous comme vous étiez, et voyons de quellemanière elle recevra votre mort. C’est une chose qu’il n'estpas mauvais d'éprouver; et, puisqug^vous êtes en Irain,vous connaîtrez par là les sentiments que votre famille apour vous.

(Béralde va se cacher.)

SCÈNE XX.

, AKGAN, ANGÉLIQUE, TOINKTTE.

TOINETTE, feignant de ne pas voir Angélique.

O ciel! ah ! fâcheuse aventure ! Malheureuse journée !

ANGÉLIQUE.

Qu'as-tu. Toinette, et de quoi pleures-tu?

TOINETTE.

Hélas! j'ai de tristes nouvelles à vous donner.

ANGÉLIQUE.

Hé! quoi?

TOINETTE.

Votre père est mort

ANGÉLIQUE.

Mon père est mort, Toinette?

TOINETTE.

Oui. Vous le voyez là; il vient de mourir tout à l'heured une faiblesse qui lui a pris.

ANGÉLIQUE.

O ciel ! quelle infortune ! quelle atteinte cruelle ! Hélas !faut-il que je perde mon père, la seule chose qui me restaitau monde; et qu'encorc, pour un surcroît de désespoir, jele perde dans un moment où il était irrité contre moi ! Quedeviendrai-je, malheureuse? et quelle consolation trouveraprès une si grande perte ?