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Tome premier.
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LETTRES

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qu’ils étaient; de chrétiens catholiques , schisma-tiques, hérétiques; il les fera raisonnables, s’ille devient lui-même; il faut finir par là.

D’autres disent : Il y aurait moyen, si on levoulait tout de bon, de rallumer le zèle dans lescoeurs un peu tièdes pour la vraie religion ; lemoyen serait de la persécuter: infaillible recette,éprouvée mille fois, et même de nos jours. Lareligion doit plus aux gens de g3 qu’à ceux dei8i5. Si elle languit encore, et s’il faut un peud’aide au culte dominant, comme l’assurent lesministres, la chose est toute simple. Au lieu degager les prêtres, mettez-les en prison et défendezla messe ; demain le peuple sera dévot, autantqu’il le peut être à présent qu’il travaille ; carl’abbé de La Mennais a dit une vérité : Le mal denotre siècle , en fait de religion, ce n’est pas l’hé-résie, l’erreur, les fausses doctrines; c’est bienpis, c’est l’indifférence. La froide indifférence agagné toutes les classes, tous les individus, sansmême en excepter l’abbé de La Mennais et d’autresorateurs de la cause sacrée , qui ne s’en soucientpas plus, et le font assez voir. Ces amis de l’autelne s’en approchent guère: Je ne remarque pointqu’ils hantent les églises. Quel est le confesseurde M. de Chateaubriand? Certes ceux qui nousprêchent ne sont pas des Tartufes, ce ne sontpas des gens qui veuillent en imposer. A leursoeuvres on voit qu’ils seraient bien fâchés de