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Tome premier.
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AU RÉDACTEUR DTJ CENSEUR. 97

à des choses louables, et de qui l’existence estfondée sur le travail, père des bonnes moeurs,la foi dans les contrats, la confiance publique,l’observation des lois. Je vois des laboureursaux champs dès le matin, des mères occupées dusoin de leur famille, des enfans qui apprennentles travaux de leur père, et je dis (supposantqu’ils jeûnent le carême) : il y a d’honnêtes gens.Vous voyez à la ville des savans, des artistes,l’honneur de leur patrie, de riches fabricans,d’habiles artisans, dont l’industrie chez nous,secondée par la nature, lutte contre les taxes etles encouragemens; une jeunesse passionnéepour tous les genres d’étude et de belles connais-sances, instruite, non par ses docteurs, de ce quiimporte le plus à l’homme de savoir, et mieuxinspirée qu’enseignée sur le véritable devoir :vous n’avez garde, je crois, de mal penser desFrançais, de mépriser cette nation, la connaissantpar là. Mais le comte Decazes, par où nous con-naît-il? et que voit-il? la cour.

Mazarin, étant roi, disait familièrement auxgrands qui l’entouraient : « Affe ( dans son lan-gage demi - trasteverin ), vous m’aviez bientrompé, signori Francesi, avant que j’eussel’honneur de vous voir, comme je fais. Que jesois impiso , si je me doutai d’abord de votrecaractère. Je vous trouvais un air de fierté, decourage, de générosité. Non, je ne plaisante

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