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Tome premier.
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AU RÉDACTEUR DU CENSEUR. 12 I

refusent la dîme, et d écraser contre la pierre lestètes de leurs enfans. Mais malheureusement toutn’est pas moines chez nous.

La nation ( laissons là cette classe élevée pourqui le général Foy a tant d’estime depuis- qu’ilne la protège plus, poignée de fidèles tout àvous, qui ne peut se passer de vous, et n’a depatrie qu’avec vous) , la nation se divise en no-bles et vilains : des nobles, les uns le sont parla grâce de Dieu, les autres par le bon plaisir deNapoléon. Lequel vaut mieux? on ne sait. Cesont deux corps qui s’estiment, dit Foy, réci-proquement, s’admirent , et volontiers prennentdes airs l’un de l’autre. La Tulipe, homme decour, a quitté son briquet pour se faire talonrouge: c’est maintenant, on le peut dire, un ca-valier parfait, rempli de savoir-vivre et de déli-catesse : on n’a pas meilleur ton que monsieurou monseigneur le comte de la Tulipe. Et voilàDorante hussard; depuis quand? depuis la paix.Sentant la caserne, si ce n’est peut-être le bi-vouac. Sous le fardeau de deux énormes épau-lettes, i! jure comme Larmes, bat ses gens commeJunot, et, faute de blessures, il a des rhumatis-mes, fruit de la guerre, entendez-vous, de sescampagnes de Hyde-Park et de Bond-Street; épe-ronné, botté, prêt à monter à cheval, il attendle boute-selle. L’esprit de Bonaparte n'est pas àSainte-Hélène „ il est ici dans les hautes classes.