DE PAUL-LOUIS.
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leur dit-il, c’est trop pour de la bouillie; gardezcela, et l’employez à rebâtir chez vous ce quela guerre a détruit, et n’écoutez jamais ceux quivous parleront de me faire des présens , car tellesgens ne sont vos amis ni les miens. » Ainsi pen-sait ce roi protecteur déclaré de la petite pro-priété, qui, toute sa vie, fut brouillé avec lespuissances étrangères, et qui faisait couper latète aux courtisans, aux favoris, quand il les sur-prenait à faire des notes secrètes.
Ceci soit dit, et revenant à l’idée d’acheterChambord, avouons-le, ce n’est pas nous, pau-vres gens de village, que le Ciel favorise de cesinspirations; mais qu’importe, après tout? Unhomme s’est rencontré dans les hautes classesde la société, doué d’assez d’esprit pour avoircette heureuse idée : que ce soit un courtisanfidèle, jadis pensionnaire de Fouché, ou un gen-tilhomme de Bonaparte employé à la garde-robe,c’est la même chose pour nous qui n’y saurionsavoir jamais d’autre mérite que celui de payer.Laissons aux gens de cour, en fait de flatterie,l’honneur des inventions, et nous, exécutons;les frais seuls nous regardent; il saura bien senommer l’auteur de celle-ci, demander son bre-vet, et nous suffise à nous, habitans de Yéretz,qu’il 11e soit pas du pays.
Elle est nouvelle assurément l’idée que le mi-nistre admire et nous chargé d’exécuter. On avait