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sins du monde les meilleurs : charitables, humains,secourables à tous, exempts des vices et des pas-sions que produit l’envie de parvenir, comme ilsn’ontpoint de fortune à faire. J’entends les princesqui sont nés princes; quant aux autres, sans euxeût-on jamais deviné jusqu’où peut aller l’inso-lence ? Nous en pouvons parler, habitans de Cham-bord. Mais ces princes enfin, quels qu’ils soient,d’ancienne ou de nouvelle date, par la grâce deDieu ou de quelqu’un, affables ou brutaux, nousne les voyons guère ; nous voyons leurs valets,gentilshommes ou vilains, les uns pires que lesautres ; leurs carrosses qui nous écrasent, et leurgibier qui nous dévore. De tout temps le gibiernous fit la guerre. Une seule fois il fut vaincu, enmil sept cent quatre-vingt-neuf : nous le man-geâmes à notre tour. Maîtres alors de nos héri-tages, nous commencions à semer pour nous,quand le héros parut, et fit venir d’Allemagnedes parens ou alliés de nos ennemis morts dansla campagne de quatre-vingt-neuf. Vingt couplesde cerfs arrivèrent, destinés à repeupler les bois,et ravager les champs pour le plaisir d’un homme,et la guerre ainsi rallumée continue. Depuis lors,nous sommes sur le qui-vive, menacés chaquejour d’une nouvelle invasion de bêtes fauves, ayantà leur tête Marcellus ou Marcassus. Paris en saurades nouvelles, et devrait y penser au moins au-tant que nous. Paris fut bloqué huit cents ans par
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