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PROCÈS
nues, ce fut Paul-Louis, à la lecture de ce papiertimbré. Il quitte ses boeufs, sa charrue, et s’envient courant à Paris, où il trouve tous ses amis ,non moins surpris de la colère de ce monsieur de ;Pampelune, et en grand émoi la plupart. Il n’allapoint voir Jacquinot, comme lui conseillaientquelques-uns , ni le substitut de Jacquinot, qu’on !lui recommandait de voir aussi, ni le président, jni les juges, ni leurs suppléans, ni leurs clercs, !non qu’il ne les crût honnêtes gens et de fort jbonne compagnie, mais c’est qu’il n’avait point jenvie de nouvelles connaissances. Il se tint coi; il jattendit, et bientôt il sut que Jacquinot, ayantdû premièrement faire approuver son accusationpar un tribunal, ne sais quel, les juges lui avaientrayé l’offense à la personne du roi et la provoca-tion d’offense. C’était le meilleur et le plus beaude son papier réquisitoire; chose fâcheuse pourPampelune ; bonnè affaire pour Paul-Louis, quien eut la joie qu’on peut croire, se voyant ac-quitté par-là de dix ans de prison sur douze, etnéanmoins encore inquiet de ces deux qui res-taient, se fût accommodé à un an avec Jacquinot,pour n’en entendre plus parler, s’il n’eût trouvéM' Bervilîe, jeune avocat déjà célèbre , qui lui dé-fendit de transiger, se faisant fort de le tirer delà. Votre cause, lui disait-il, est imperdable detout point; il n’y en eut jamais de pareille , et je !défie M. Régley de faire un jury qui vous con-