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PROCÎÎS
prostitution. Vous savez et* que vous dites. Vousêtes un homme instruit. On rend justice à vostalens, à vos rares connaissances.
Courier. J’ai employé ce mot faute d’autre plusprécis. Il en faudrait un autre ; car, à dire vrai,cette espèce de prostitution n’est pas celle desfemmes publiques; elle est différente et infini-ment pire.
Le président. Comment la souscription pourS. A. R. Mgr. le duc de Bordeaux ne vous a-t-elleinspiré que de pareilles idées?
Courier. Dans ce que j’ai écrit, il n’y a rien con-tre la famille royale.
Le président. Aussi n’est-ce pas de quoi l’onvous accuse ici.
Courier. C’est qu’on ne l’a pas pu, M. le prési-dent. On eût bien voulu faire admettre cette accu-sation ; mais il n’y a pas eu moyen. On cherchaitun délit plus grave; on n’a trouvé que ce pré-texte d’offense à la morale publique.
Le président. Vous insultez une classe, unepartie de la nation.
Courier. Je n’insulte personne. J’ai parlé desancêtres de la noblesse actuelle, dans laquelle jeconnais de fort honnêtes gens qui ne vont pointà la cour. J’en ai vu à l’armée faire comme lesvilains, défendre leur pays. Serait-ce insulter lesRomains de dire que leurs aïeux furent des vo-leurs, des brigands? Ferais-je tort aux Àméri-