DE PA.UU-I.OUIS COURIER.
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a Honesta , sans amans, sans intrigues, qui, sous« prétexte de vertu , claquemurée dans son mé-« nage, s’attacherait à son mari? Le pauvre homme« verrait pleuvoir les grâces autour de lui, et n’at-« traperait jamais rien. De la fortune des fa-« milles nobles, il en paraît bien d’autres causes,« telles que le pillage, les concussions, l’assassi-« nat, les proscriptions, et surtout .les confisca-« tions. Mais qu’on y regarde, et on verra qu’au-« cun de ces moyens n’eût pu être mis en œuvre« sans la faveur d’un grand, obtenue par quelque« femme; car, pour piller, il faut avoir comman-« demens, gouvernemens, qui ne s’obtiennent« que par les femmes, et ce n’était pas tout d’as-« sassiner Jacques Cœur ou le maréchal d’Ancre,« il fallait, pour avoir leurs biens, le bon plaisir,« l’agrément du roi, c’est-à-dire des femmes qui« gouvernaient alors le roi ou son ministre. Les« dépouilles des huguenots, des frondeurs, des« traitans, autres faveurs, bienfaits qui coulaient,« se répandaient par les mêmes canaux aussi« purs que la source. Bref, comme il n’est, ne« fut, ni ne sera jamais, pour nous autres vilains,« qu’un moyen de fortune, c’est le travail; pour« la noblesse non plus il n’y en a qu’un, etc’est...,« c’est la prostitution, puisqu’il faut, mes amis ,« l’appeler par son nom. »
Laissant de côté tous les commentaires plusou moins infidèles qu’on a faits sur ce passage,
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