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Tome premier.
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2C>4 lettres et articles

secours, soit pour la collation des premiers im-primés et des vieux manuscrits, soit dans lesrecherches qu’exigent ma préface et rues notes :mes notes font un volume. J’essaie sur ce textede comparer nos mœurs à celles de nos pères ;matière délicate, sujet intéressant, où il est malaisé de contenter tout le monde.

Qui vous empêcherait de dire un mot en pas-sant de ma traduction de Longus corrigée, ter-minée enfin selon mon petit pouvoir ? Elle se vendchez Merlin, et celle-là, monsieur, on ne l’a pointCritiquée; mais on a fait bien pis, on l’a persé-cutée. La première édition fut saisie à Florence ;je fis la seconde en prison à Sainte-Pélagie; latroisième va paraître.

A propos de prison et de Sainte-Pélagie, vouspourriez dire encore que je n’ai aucune part àcertaines brochures qui mènent là tout droit, im-primées sous mon nom en pays étranger. On yparle d’un prince, dont certes je n’oserais faireun éloge public, bien que sa vie, ses mœurs, sessentimens connus, méritent à mon gré toutesorte de louanges ; mais c’est le grand chemin deSainte-Pélagie, et j’en sais des nouvelles. Dans cesécrits on blâme des choses sur lesquelles je dispeu ma pensée, parce qu’il y a du danger; etquand je veux la dire, j’emploie d’autres termes.Je puis blâmer quelquefois, mais non pas enennemi, ce que fait le gouvernement, dont, en