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Tome premier.
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LETTRES ET ARTICLES

disons qu’une brochure s’imprime en pays étran-ger. Du moins, c’est ainsi qu’on s’exprime géné-ralement à Larçai, Cornaery, Ambillon, Mont-bazon et autres lieux que je fréquente.

Vous changez encore mes paroles, quand vousme faites dire, monsieur, qu’il y a un princedont les sentimens me sont connus ; à moi vi-gneron ! y pensez-vous? Corrigez cela, s’il vousplaît, et de vos quatre mots n’en effacez pastrois, comme le veut Boileau, mais un; et vousdirez, en toute vérité, que les sentimens de ceprince sont connus, c’est-à-dire publics, et quepersonne ne les ignore. Il croit, par exemple,que les princes sont faits pour les peuples, etnon les peuples pour les princes; sentimentmoins bizarre que vous ne l’imaginez, vous au-tres courtisans. Il n’est ni le premier, ni seulde sa maison à penser de la sorte, si les bruits ensont vrais.

Etes-vous plus exact et mieux instruit, mon-sieur, quand vous nous assurez que monsieur leduc d’Orléans part pour l’Angleterre? J’ai foi àvos discours où le mensonge n’entre point, le cieln’est pas plus pur.... Mais, à ceci je vois bien peude vraisemblance. On sait, et c’est encore unechose connue, qu’il aime son pays, et n’en sortpas volontiers, ayant pour cela moins de raisonsqu’en aucun temps, comme vous dites, lorsqu’il

voit une guerre d’abord mal entreprise., être

heureusement terminée.