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Tome premier.
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3lO PÉTITION POUR LES VILLAGEOIS

travailler pour ceux qui ne travaillent point. Etcombien pensez-vous qu’ils soient à notre charge?enfans, vieillards, mendians, moines, laquais,courtisans; que de gens à entretenir, et magnifi-quement la plupart. Puis, la splendeur du trône,et puis la Sainte-Alliance; que de coûts, quellesdépenses ! et pour y satisfaire, a-t-on trop de toutson temps? Vous le savez d’ailleurs et le voyez,messieurs; ceux qui haïssent tant le travail dudimanche veulent des traitemens, envoient desgarnisaires, augmentent le budget. Nous devonschaque année, selon eux, payer plus et travaillermoins.

Mais quoi?lalettretue, et l’esprit vivifie. Quandl’église a fait ce commandement de s’abstenir àcertains jours de toute oeuvre servile, il y avaitdes serfs alors liés à la glèbe; pour eux, en leurfaveur, le repos fut prescrit; alors il n’était saintque la gent corvéable ne chômât volontiers; lemaître seul y perdait, obligé de les nourrir, qui,sans cela les eût accablés de travail; le préceptefut sage et la loi salutaire dans ces temps d’op-pression. Mais depuis qu’il n’y a plus ni fiefs, nihaubert, qu’affranchis, peu s’en faut, de l’anti-que servitude, nous travaillons pour nous quandl’impôt est payé, nous ne saurions chômer qu’ànos propres dépens; nous y contraindre, c’est....c’est pis que le budget, car le budget du moins pro-fite aux courtisans, mais notre oisiveté ne profite à