DK PAUL-LOUIS , VIGNERON. Ôgj
de toutes mains. On parle de pots-de-vin de cin-quante mille écus. Tout s’adjuge à huis-clos et sanspublication. Ainsi se prépare une campagne à lamanière de l’ancien régime. Cependant Marcellusdanse avec miss Canning.
— La guerre va se faire enfin malgré tout lemonde. Madame ne la veut pas. Madame duCayla y paraît fort contraire. Mademoiselle, ayantconsulté sa poupée, se déclare pour la paix,ainsi que la nourrice et toutes les remueuses demonseigneur le duc de Bordeaux. Personne neveut la guerre. Mais voici le temps de Pâques, ettous les confesseurs refusent l’absolution si on nefait la guerre ; elle se fera donc.
— Le duc de Guiche, l’autre jour, disait dansun salon, montrant le confesseur de Monsieur etd’autres prêtres : Ces cagots nous perdront.
— On me propose cent contre un que nos jé-suites ne feront pas la conquête de l’Espagne, etje suis tenté de tenir. Sous Bonaparte, je proposaicent contre un qu’il ferait la conquête de l’Es-pagne : personne ne tint; j’aurais perdu ; peut-êtrecette fois gagnerais-je.
— Mille contes plaisans du héros pacificateur,pointes, calembourgs de toutes parts. Il crève leschevaux sur la route de Bayonne, fait, dit-on,quatre lieues à l’heure, va plus vite que Bonaparte,mais n’arrive pas si tôt, parce que ses dévotionsl’arrêtent en chemin. Il visite les églises et baise