LIVRET
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vous estropier, afin de n’être pas officiers et d’a-voir des coups de bâton.
Ce sont les étrangers qui vous y font aller; carle roi ne voudrait pas. Mais ses alliés le forcentà vous envoyer là. Ses alliés, le roi de Prusse,l’empereur de Russie et l’empereur d’Autrichesuivent l’ancien régime. Ils donnent aux soldatsbeaucoup de coups de bâton avec peu de painnoir, et s’en trouvent très bien, eux souverains.Une chose pourtant les inquiète. Le soldat fran-çais, disent-ils, depuis trente ans, ne reçoit pointde coups de bâton, et voilà l’Espagnol qui les re-fuse aussi; pour peu que cela gagne, adieu laschîague chez nous, personne n’en voudra. Il yfaut remédier plus tôt que plus lard. Us ontdonc résolu de rétablir partout le régime du bâ-ton , mais pour les soldats seulement ; c’est vousqu’ils chargent de cela. Soldats, volez à la vic-toire, et, quand la bataille sera gagnée, vous savezce qui vous attend : les nobles auront de l’avan-cement, vous aurez des coups de bâton. Entrez enEspagne, marchez tambour battant, mèche allu-mée, au nom des puissances étrangères : vive laschîague; vive le bâton ; point d’avancement pourles soldats, point de grades que pour les nobles.
Au retour de l’expédition, vous recevrez toutl’arriéré des coups de bâton qui vous sont dûsdepuis i 78g. Ensuite, on aura soin de vous tenirau courant.