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Tome premier.
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EXTRAITE DES JOURNAUX ANGLAIS. 4°9

fais rien du tout, tant j’ai de fierté dans l’ame etl’orgueil de ma race. Gardons-la , mon cousin,cette noble fierté à l’égard des sujets, conservonschèrement nos vieilles prérogatives; gouvernonsà l’exemple de nos prédécesseurs, sans écouterjamais que nos valets, nos maîtresses, nos favo-ris, nos prêtres, c’est l’honneur de la couronne;quoi qu’il puisse arriver, périssent les nationsplutôt que le droit divin.

Là-dessus, mon cousin, j’entre, comme vousvoyez, dans tous vos sentimens, et prie Dieuqu’il vous y maintienne ; mais je ne puis ap-prouver de même votre répugnance pour cegenre de gouvernement qu’on a nommé repré-sentatif, et que j’appelle, moi, récréatif, n’y ayantrien que je sache au monde si divertissant pourun roi, sans parler de l’utilité non petite qui

nous en revient. J’aime l’absolu ; mais ceci.,

pour le produit, ceci vaut mieux. Je n’en faisnulle comparaison , et le préfère de beaucoup. Lereprésentatif me convient à merveille, pourvutoutefois que ce soit moi qui nomme les députésdu peuple, comme nous l’avons établi en ce paysfort heureusement. Le représentatif de la sorteest une cocagne, mon cousin. L’argent nous ar-rive à foison. Demandez à mon neveu d’Angou-lème, nous comptons ici par milliards, ou, pourdire la vérité, par ma foi nous ne comptonsplus, depuis que nous avons des députés à nous,