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Tome deuxième.
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PERICLES.

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en ridicule ses occupations habituelles, et surtoutses entretiens avec les sophistes. Il racontait, parexemple, qu’un athlète ayant, sans le vouloir,tué d’un coup de dard Épitime, Périclès et Pro-tagoras furent tout le jour à examiner si la vraiecause de sa mort était le dard qui l’avait frappé,ou l’homme qui avait lancé le dard, ou bien lemagistrat qui avait ordonné les jeux, ou Herculequi les avait fondés. S’il en faut croire Stésim-brote, Xanthippe, continuant à publier partoutles traits les moins honorables de la vie de sonpère et de ses mœurs domestiques, se brouillatellement avec lui que jusqu’à la mort du jeunehomme, causée par la contagion, ils restèrent ir-réconciliables. Périclès perdit de la même ma-nière sa sœur et plusieurs de ses parens, et sesamis les plus utiles, ceux qui le secondaient dansles soins du gouvernement. Il ne se laissait pour-tant point abattre par tant de coups, ni ne trahis-sait la dignité de son caractère, et jamais on nele vit pleurer, ni prendre le'deuil, ni suivre lesfunérailles d’un mort, quelque cher qu’il lui fût,jusqu’à celles du dernier de ses fils légitimes. Unesi rude atteinte l’ébranla. Cependant il s’efforçaitde raffermir son ame, et d’être jusqu’au boutexempt de toute faiblesse ; mais lorsqu’il fut pourposer une couronne sur le corps, vaincu par ladouleur à cette vue, il éclata en sanglots, et seslarmes, malgré lui, coulèrent en abondance. Ce