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Tome troisième.
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ÉCRITES DE FRANCE ET o’iTAEIE.

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A SA MÈRE,

A PARIS.

ï'hionville , le ro septembre 1793.

Toutes vos lettres me font plaisir et beaucoup,mais non pas toutes autant que la dernière, parcequ’elles ne sont pas toutes aussi longues, et parceque vous m’y racontez en détail votre vie et ceque vous faites. C’est une vraie pâture pour moique ces petites narrations dans lesquelles il nepeut guère arriver que je n’entre pour beaucoup.

Il n’y a aucune apparence qu’on nous tired’ici cette année ni peut-être la suivante, en sorteque je n’en partirai que quand je me trouverailieutenant en premier; car il me faudra peut-êtrepasser dans une autre compagnie. Ce qu’à Dieune plaise.

Mon camarade est employé à Metz aux ou-vrages de l’arsenal. Il m’a quitté ce matin, etson absence, qui cependant ne saurait être lon-gue , me donne tant de goût pour la solitude,que je suis déjà tenté de me chercher un lo-gement particulier. Mon travail souffre un peude notre société, et c’est le seul motif qui puissem’engager à la rompre; car du reste je me suis