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Tome troisième.
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ÉCRITES 1)E FRANCE ET li’lTALIE.

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l’éloquence sont peut-être incompatibles; dumoins je ne vois pas d’exemple d’un homme quiait primé dans l’une et dans l’autre. Ceci a toutl’air d’un paradoxe; la chose pourtant'me paraîtfort aisée à expliquer, et je vous l’expliqueraispar raison démonstrative , comme le maître d’ar-mes de M. Jourdain, si je vous adressais une dis-sertation et non pas ma lettre, et si je n’avais plusenvie de savoir votre opinion que de vous prou-ver la mienne. Au reste, l’histoire du manuscritprétendu trouvé parmi ceux d’Herculanum n’estpas moins pitoyable que l’ouvrage même. Toutcela prouve qu’il faut au public des livres nou-veaux (car celui-ci n’a pas laissé d’avoir quelquesuccès), et que notre siècle manque non de lec-

I teurs mais d’auteurs, ce qui peut se dire de tousles autres arts.

i Puisque me voilà sur cet article, je veux vous: bailler ici quelque petite signifiance de ce que j’ai

;> remarqué de la littérature actuelle pendant monséjour à Paris. Je me suis rencontré quelquefois? avec M. Legouvé, dont le nom vous est connu.

! Je lui ai ouï dire des choses qui m’ont étonné àpropos d’une pièce dont on donnait alors les! premières représentations. Par exemple, il approie• vait fort ce vers prononcé par un amant qui,ayant cru d’abord sa maîtresse infidèle, se rassuraitsur les sermens qu’elle lui faisait du contraire ;Héîas! je te crois plus que la vérité même.