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Tome troisième.
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I

f'oRITES DE FRANCE ET d’ïTAI.IF. 3 ()

courir à lui le trompette tout seul : l’officier avait été tué. Il nes’arrêta pas un instant de plus pour chercher son argent, et seconsola bientôt d’une perte à laquelle peut-être il devait la conser-vation de sa vie. Enfin le 5 mars, à trois heures du matin, ontenta d’enlever Civita-Vecchia de vive force et escalade; cette en-treprise ne réussit pas, mais elle servit du moins à intimider lesassiégés, qui se rendirent le 10 par capitulation-

Courier, de retour à Rome, fut logé chez un vieux seigneur dunom de Chiaramonte, qui le prit en amitié; il donnait à cettesociété une partie de ses soirées seulement, car le temps dont ilpouvait disposer pendant le jour, il le passait à la bibliothèque duVatican.

Cependant, l’armée qui avait conquis Naples se repliait vers lenord de l’Italie sous la conduite de Macdonald, et ses derniers ba-taillons traversaient Rome le 18 mai. Il restait à peine six milleFrançais, aux ordres du général Garnier, pour la défense de lanouvelle république romaine. Ces troupes se soutinrent pendantquatre mois contre tous les efforts des insurgés, des Napolitainset des Autrichiens même ; mais il fallut enfin céder, et consentirà un arrangement d’après lequel elles furent transportées enFrance- Le 29 septembre, les Français se retirèrent au châteauSaint-Ange, et les Napolitains prirent possession de Rome. Cou-rier voulut faire ses adieux à la bibliothèque du Vatican, et n’ensortit qu’à la nuit, lorsqu’il ne restait plus un seul Français dansla ville. Il fut reconnu à la lumière d’une lampe allumée devantune madone : on cria sur lui au Giaccobino, et un misérable luitira un coup de fusil. La balle ne le toucha pas ; mais ricochantcontre la muraille, elle alla frapper une femme qui marchait àquelque distance en avant. Les cris de celle-ci firent une espèce dediversion dont il profita pour prendre la fuite et se réfugier dansson logement, qui étaitpeu éloigné; il y passa la nuit, et le lende-