Band 
Tome troisième.
Seite
42
JPEG-Download
 

4 2

LETTRES INEDITES ,

■% •* i.v\vvxvu^wvv

A M. CLAVIER,

A PARIS.

De la Véronique, près Langeais, iS octobre 1801,

Monsieur, je suis parti de Paris si précipitam-ment, que je n’ai eu le temps de voir personne.Je crains que vous et monsieur Caillard n’ayezbesoin des livres que vous avez bien voulu meprêter : je prends des mesures pour qu’ils voussoient remis.

Mon séjour dans ce pays pouvant être beaucoupplus long que je ne le voudrais, je vous demande engrâce de me donner quelquefois de vos nouvelleset de celles de votre Pausanias : j’ai écrit au cla-rissime, dont j’ai lu la dissertation avec grandplaisir; j’en aurais au moins autant si vous m’en-voyiez la vôtre sur la traduction de Gail ; je suisbien fâché de n’avoir pu vous prêter ma mainpour le grec.

Je vous écris sur un tonneau, entouré de tantde bruit et si obsédé de mes bacchantes ( c’est;ainsi que j’appelle mes vendangeuses un peucrottées ) qu’il faut que je vous quitte malgré