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Tome troisième.
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5a LETTRES INÉDITES,

tout le monde, quand Maire, un jeune homme,un lieutenant que tu as pu voir, se lève et dit :S’il veut être empereur, qu’il le soit ; mais, pour endire mon avis, je ne le trouve pas bon du tout.Expliquez-vous, dit le colonel; voulez-vous, nevoulez-vous pas? Je ne le veux pas, répondMaire. A la bonne heure. Nouveau silence. Onrecommence à s’observer les uns les autres commedes gens qui se voient pour la première fois. Nousy serions encore si je n’eusse pris la parole. Mes-sieurs, dis-je, il me semble, sauf correction, quececi ne nous regarde pas. La nation veut un em-pereur, est-ce à nous d’en délibérer? Ce raisonne-ment parut si fort, si lumineux, si ad rem... queveux-tu, j’entraînai l’assemblée. Jamais orateurn’eut un succès si complet. On se lève, on signe, ons’en va jouer au billard. Maire me disait : Ma foi,commandant, vous parlez comme Cicéron ; maispourquoi voulez-vous donc tant qu’il soit empe-reur, je vous prie? Pour en finir et faire notrepartie de billard. Fallait-il rester là tout le jour?Pourquoi, vous ne le voulez-vous pas? Je ne sais, medit-il, mais je le croyais fait pour quelque chosede mieux. Voilà le propos du lieutenant, que jene trouve point tant sot. En effet, que signifie,

dis-moi., un homme comme lui, Bonaparte,

soldat, chef d’année, le premier capitaine dumonde, vouloir qu’on l’appelle majesté. Etre Bo-naparte, et se faire sire ! Il aspire à descendre : mais