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Tome troisième.
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ÉCRITES DE FRANCE ET d’iTALIE. ']?>

mère, et voudrais être là pour vous embrasser tous.

Nous marchons vers Ferrare. Le général Sal-vat 1 a. trouvé à Ancône une Vénitienne égarée,dont il s’est emparé, ou c’est elle qui l’a pris etle mène par le nez. Je la vois tous les jours.Elle mange avéc nous. Je suis le seul qui puisselui parler : eux ne savent pas trois mots d’ita-lien. Te dire les conversations d’elle à moi, lesspropositi , les sottises qui ne finissent point oufinissent par des risate sbudellate sgangherate. Iln’est pas possible devoir une meilleure pâte de fille,une créature plus gaie, plus folle, plus ce qu’onappelle bonne enfant : son vénitien est quelquechose qui vraiment me ravit. Salvat nous gêneun peu. Il n’entend pas un mot, et veut qu’on luiexplique tout. Mais les explications sont belles !nous avons mille inventions pour le dérouter,des noms de guerre... Lui, Salvat, est stentarello;elle a baptisé le secrétaire fa la nanna , cela lepeint ; l’aide - de - camp, elle l’appelle madamacocola; jamais nom ne fut mieux appliqué, c’estla femme-de-charge du général Salvat : il seramaréchal du palais, si Salvat devient empereur.Du reste vivant portrait de M. Vise-au-Trou. Toutcela me divertit, et nous passons ensemble desheures sans ennui ; mais j’ai peur de n’en avoirpas long-temps le plaisir, car on dit que notre

Général d’arlillerie.