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Tome troisième.
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ECRITES DE FRANCE ET ü’jTALIE. ] a 3

fallu plusieurs miracles. J’assistai à une délibéra-tion ‘ où il s’agissait de savoir si je serais pendu,brûlé ou fusillé. Je fus admis à opiner. C’est unrécit dont je pourrai vous divertir quelque jour.Je l’ai souvent échappé belle dans le cours decette campagne ; car, outre les hasards communs,j’ai fait deux fois le voyage de Reggio à Tarente,allée et retour, c’est-à-dire plus de quatre centslieues à travers les insurgés, seul ou peu accom-pagné, tantôt à pied, tantôt à cheval, quelquefoisà quatre pattes, quelquefois glissant sur monderrière ou culbutant du haut des montagnes.C’est dans une de ces courses que je fus pris parnos bons amis. Il n’y a ni bois ni coupe-gorgedans toute la Calabre où je n’aie fait de ces pro-menades, et pourquoi? ah! c’est cela qui vousferait pitié. Une fois, de sept hommes que j’avaispour escorte, trois furent tués avec quatre che-vaux par les montagnards s . Nous avons perdu etperdons chaque jour de cette manière une infi-nité d’officiers et de petits détachemens. Uneautre fois, pour éviter pareille rencontre, jemontai sur une petite barque, et, ayant forcé lepatron à partir malgré le mauvais temps, je fusemporté en pleine mer. Nos manoeuvres furentbelles. Nous fîmes des oraisons : nous promîmes

1 A Corigliano, le 12 juin.! A Nicastro, le 20 juin.