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Tome troisième.
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ÉCRITES 1>E FRANCE ET d’iTALIE. 12^

Pour moi je ne m’habitue pas à voir des citronsdans les haies. Et cet air embaumé autour deReggio ! on le sent à deux lieues au large quandle vent souffle de terre. La fleur d’oranger est causequ’on y a un miel beaucoup meilleur que celuide Virgile : les abeilles d’Hybla ne paissaient quele thym, n’avaient point d’orangers. Touteschoses aujourd’hui valent mieux qu’autrefois.

Je finis en vous suppliant de présenter monrespect à madame de Sainte-Croix et à M. Larcher.Que n’ai-je ici son Hérodote, comme je l’avais enAllemagne! Je le perdis justement comme je viênsde faire de mon Homère, sur le point de le sa-voir par cœur. Il me fut pris par des hussards.Ce que je ne perdrai jamais, ce sont les senti-mens que vous m’inspirez l’un et l’autre, danslesquels il entre du respect, de l’admiration, et,si j’ose le dire, de l’amitié.

A M. ***,

OFFICIER D’ARTILLERIE , A NAPLES.

MiJeto 7 le 16 octobre r8o6.

J’avais déjà ouï dire que ce pauvre Michaud 1s’était fait égorger. Je ne m’en étonne pas ; il avait

1 Commissaire des guerres.