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et ses arrêts de rigueur me plaisent bien plus queles caresses de certains généraux. Malheureuse-ment il s’en va, et me laisse sous la pâte du ma-jor, avec lequel je serai peut-être un peu moinsà mon aise, surtout si ma retraite 1 finit plus tôtque je ne l’espère : ce service de garnison medonne par avance des nausées.
Je ne suis pas encore établi ; j’occupe provi-soirement un logement de lieutenant, dans le-quel j’aurais bien de la peine à te recevoir : c’estle seul inconvénient que je lui trouve, car meshôtes sont les meilleures gens du monde, et le so-leil ne paraît guère sur l’horizon que je n’en aiequelque rayon. Tes visites sont les seules quej’aime. Depuis que je t’ai quitté, je n’ai trouvé per-sonne avec qui causer, et n’ai pas entendu unmot qui me soit resté dans la mémoire. Si tupouvais venir ici quelques jours, nous ferionsmille chiacchiere , mille promenades aux envi-rons, car je sors tant que je veux, et n’ai rien àfaire, c’est-à-dire aucun service; en un mot je nefus jamais plus libre que depuis que je suis pri-sonnier. Adieu; donne-moi de tes nouvelles, etne soyons plus des siècles sans entendre parlerl’un de l’autre.
1 Les areèts.