ÉCRITES DE FRANCE ET DTTAL1E. a35
tir l’obligation où vous êtes de me répondre,î toute affaire ou toute paresse cessante.
En arrivant ici j’ai demandé un congé, on mel’a refusé; j’ai donné ma démission. J’ai fait,comme vous voyez, ce que j’avais projeté : cela nem’arrive guère. Je projette maintenant d’aller àParis; mais j’attendrai pour partir que la neigesoit un peu fondue sur les Alpes, et je veux lesrepasser avant qu’il en vienne d’autre ; car je ne puisplus vivre que dans le beau pays ove il si suona.
Ma lettre sans doute vous trouvera encore àFlorence et au lit, je m’imagine; car voilà un re-tour de froid qui va vous faire rentrer dans leduvet jusqu’au nez : non tibi Svezia parens.
Si vous étiez enfant du nord, vous vous ririezde nos frimas, et tout vous semblerait zéphyr enItalie. Donnez-moi bientôt de vos nouvelles ; par-tez-vous toujours pour Rome? j’y serai, je crois,avant vous, si Dieu nous maintient l’un et l’autredans les mêmes dispositions.
Lamberti a fini son Iliade, et il va la porter àl’empereur.
C’est un homme heureux , Lamberti s’entend.Il a du métier littéraire les agrémens sans lespeines ; il vit avec ses amis, il travaille seulementpour n’être pas désœuvré. Son chagrin ( car il enfaut bien ), c’est cette farine sur son visage,
Qui fait fuir à sa vue tut sexe rju’il adore.