ÉCRITES DE FRANCE ET ü’iTALIE. l'J g
banquier correspondant de M. Basili, auquelbanquier je dois payer.... Voyez, je vous supplie,mon autre lettre datée de Lucerne, et aidez-moipar charité à payer mes dettes, avec les intérêts,qui courent (notez encore ce point) à je ne saiscombien pour cent. Si Dieu n’y met ordre, ilfaudra que je me cache à la triacade prochaine,comme les enfans de famille faisaient chez vosAthéniens. Je pars dans deux ou trois jours pourFlorence, et je vous embrasse. Mes très-humblesrespects a madame Clavier, quelque part qu’ellesoit : eppaxjo.
[Courier quitta Milan le 27 octobre, et arriva à Florence le4 novembre. Dès le lendemain, il se rendit à la bibliothèque deSan-Lorenzo, pour examiner avec soin un manuscrit de Longus,Daphnis et Chloé , qu’il avait vu l’année précédente, et que fautede temps il n’avait pu que feuilleter. Il le trouva complet, et lesjours suivans il en copia la valeur d’environ dix pages du premierlivre qu’il savait manquer dans toutes les éditions existantes de cetouvrage, et même dans tous les manuscrits connus. La copie étaitterminée, lorsque, par malheur, il fit sur une des pages du mor-ceau inédit une tache d’encre qui couvrait une vingtaine de mots.Pour calmer autant qu’il était en lui le déplaisir que cet accidentcausa à M. F. del Furia, bibliothécaire, il lui remit le certificatsuivant, que l’on montre encore aujourd’hui avec le manuscrit.
« Ce morceau de papier, posé par mégarde dans le manuscrit«pour servir de marque, s’est trouvé taché d’encre : la feule en