! écrites de France et d’italie. agg
un certain Furia qui ne se peut consoler , ni mepardonner d’avoir fait cette petite découvertedans un manuscrit qu’il a eu long-temps entre lesmains, et dont il a même publié différens extraits :et voilà la rage.
Vos notes sur Homère seront assurément excef-i lentes, et pour ma part je suis fort aise que vous! les vouliez achever. Mais, de grâce, après celaj ne penserez-vous point tout de bon à ces Argo-I nautes? Songez que quatre beaux vers tels que| vous les savez faire valent mieux que quatre vo-[ lûmes de notes critiques. Assez de gens feront des* notes, et même de bonnes notes ; mais qui saurarendre dans nos langues modernes les beautés del’antique ? Il faut pour cela les sentir d’abord,c’est-à-dire avoir du goût, et puis entendre lestextes, et puis savoir sa propre langue ; trois chosesrares séparément, mais qui ne se trouvent pres-que jamais unies. Et de fait, excepté votre OEdipe,avons-nous, je dis nous Français et Italiens, unebonne traduction d’un poème grec? Celui d’Apol-lonius intéresserait davantage le public, et auraitplus de lecteurs que la tragédie. Le sujet en estbeau, les détails admirables, et l’étendue telle,que vous en pouvez terminer avec soin toutes lesparties sans vous engager dans un travail infini.En un motc’est une très-belle chose à faire, etque vous seul pouvez faire. Ne me venez pointdire: ce ne sera qu’une traduction. La toile et les