ÉCRITES DE FRANCE ET Ij’lTALIE. 32 1
Je ne me repens point d’avoir été à Vienne ,quoique ce fût une folie; mais cette folie m’a bientourné. J’ai vu de près l’oripeau et les mamamou-chis ; cela en valait la peine, et je ne les ai vusque le temps qu’il fallait pour m’en divertir etsavoir ce que c’est.
Vous avez raison de me croire heureux; maisvous avez tort de vous croire à plaindre. Vousêtes esclave; eh! qui ne l’est pas? Votre amiVoltaire a dit qu 'heureux sont les esclaves incon-nus à leur maître. Ce bonheur-là vous est hoc , etc’est là peut-être de quoi vous enragez. Allez,vous êtes fou de porter envie à qui que ce soit,à l’âge où vous êtes, fort et bien portant; vousne méritez pas les bontés que la nature a euespour vous.
Adieu; vous m’avez fait grand plaisir de m’é-crire, et j’en aurai toujours beaucoup à recevoirde vos nouvelles.
A M. BOISSONNADE,
A PAR IS.
Tivoli, le i5 septembre i8io>
Il faut que vous croyiez mon affaire bien mau-vaise pour me chercher des protecteurs. Quant àm.
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