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Tome troisième.
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ÉCRITES DE FRANCE ET D’ITALIE. 33g

pense comme vous, et m’assure que j’ai bien faitd’appeler un chat un chat; mais M. de Sacy nepeut me le pardonner, et je vois bien, quoi qu’ilen dise, que ma justification n’est à ses yeuxqu’un crime de plus. Ici, en général, on est decet avis; et tous ceux qui me condamnaient au-paravant sur mon silence, depuis que j’ai ouvertla bouche me veulent écorcher vif. Je vous parlede gens que je vois tous les jours, de connais-sances de vingt ans ; pensez ce que disent les au-tres. Les plus modérés trouvent que je puis avoirau fond quelque espèce de raison, qu’à la rigueurje n’étais point tenu de me laisser opprimer parhumilité chrétienne, sans faire entendre aucuneplainte. Mais, selon eux, au lieu de dire, vousmentez , à mes calomniateurs, je devais dire : Mes-sieurs, j’ose vous supplier de vouloir bien consi-dérer que ce que disent Vos Seigneuries dans ledessein de me faire pendre, paraît s’écarter tantsoit peu de la vérité. Voilà comme il fallait par-ler pour ne point choquer les honnêtes gens. Caron est sévère aujourd’hui sur les bienséances, etnotez ceci, je vous prie. Deux articles paraissentcontre moi et Renouard dans la gazette de Mi-lan, remplis d’injures et d’impostures. Qui quece soit n’y trouve à redire. M. Furia imprime queje lui ai volé , ce sont ses propres termes, ses pa-piers et sa découverte, action atroce , ajoute-t-il,qui a fait frémir d’horreur toute la ville de Flo -