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Tome troisième.
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ÉCRITES DE FRANCE ET ü’iTALIE. 35 ï

et pour la plupart étrangères, à ce qu’il me parut,et aussi rangées d’une façon particulière et pit-toresque. Car il y a beaucoup d’arbustes, dont lesuns , plantés fort épais, font comme une espècede pépinière coupée par de jolies allées; les au-tres tapissent les murs, et du pied de la maisonmontent en rampant jusqu’au faîte. La maisonest dans un des angles du jardin; de grands ar-bres grêles, qui sont, je crois, des acacias, s’é-lèvent à la hauteur du toit, et parent les rayonsdu soleil sans nuire à la vue ; tellement qu’on voitde là tout Rome au bas du Pincio, et les collinesopposées de Saint-Pierre in Montorio et du Vati-can. Au fond du jardin, aux deux angles, il y a deuxfontaines qui tombent dans des sarcophages, etdont l’eau coule par des canaux le long du muret des allées. En me promenant, j’aperçus parmides touffes de plantes fort hautes une tombe anti-que de marbre avec une inscription. Je m’appro-chais pour la lire, écartant ces plantes, cherchantà poser le pied sans rien fouler, quand M. Da-gincourt, que je n’avais pas vu : «C’est ici, medit-il, l’Arcadie du Poussin, hors qu’il n’y a nidanses ni bergers; mais lisez, lisez l’inscription. »Je lus ; elle était en latin, et il y avait dans lapremière ligne : Aux dieux mânes; un peu audessous, Fauna vécut quatorze ans trois mois etsix jours; et plus bas , en petites lettres : Que laterre te soit légère, fille pieuse et bien aimée]....