ÉCRITES DE FRANCE ET D’iTALIE. 365même qu’il y eût des conspirations, et on m’alaissé aller. Tout cela ne me serait point arrivési je vous avais vue cette année; car un bonheuramène l’autre. Mais une fois en guignon, touttombe sur un pauvre homme.
On dit que nous avons à Hasbourg ou Has-bruck, ou Hasbroek, une cousine d’environ seizeans, dont la figure et le caractère ne font pointdu tout de déshonneur à la famille, une fort bellepersonne, aussi sage que belle, et tout-à-fait ai-mable. Sur un pareil bruit, chère cousine, ily a dix ou douze ans, j’aurais été rôder dans cecanton sans rien dire. Mais à présent je puisdéclarer mon projet, et annoncer que j’irai làtout exprès pour voir cette merveille ; car je nepuis croire ce qu’on en dit, que je ne l’aie vueet touchée.
Je vois vos enfans le dimanche chez M. Mar-chand; ils sont jolis et dignes de vous ; l’aîné sur-tout montre de l’esprit. Je ne laisse pas, tout diablesqu’ils sont, de leur apprendre quelquefois despolissonneries de mon temps, inconnues dans cesiècle-ci, où tout dégénère. Alfred fera ce qu’ilvoudra; mais je suis fâché qu’on les désole pourdes études assommantes, et dont l’utilité après toutest douteuse.
Ne comptez-vous pas, dites-moi, vous ou votremari, venir bientôt à Paris? Si vous ne venez,je vais vous voir. Je pensais d’abord devoir atten-