A TOURS.
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rain le prouve;lui-mème il en tombe d’accord. Oùest la question ?où est le doute qu/on puisse éleverj là dessus?
C’est pour cela que plusieurs pei’sonnes quientendent ces sortes d’affaires, croyant qu’il s’a-gissait d’un vol, me conseillaient de citer Bour-
& V
geau à la police correctionnelle. Moi, sans tropsavoir ce que c’était que cette police correction-nelle, je préférai l’action civile, non que j’en eusse| une idée plus claire;mais on m’avait persuadé quepar là je pourrais me ménager des voies à un ac-commodement dont je me flattais toujours. Je! m’imaginais que plus son tort était évident, etplus il me serait facile, en relâchant de mon droit,et lui laissant bonne part de ce qu’il m’avait pris,d’entrer en quelque espèce d’arrangement avec lui.Mais je ne le connaissais pas, ou plutôt il me con-j naissait. Car il est bon de vous dire, messieurs,
J qu’ayant conçu le projet, chimérique peut-être,
! d’avoir terre sans procès, je suivais pour cela unplan qui me paraissait infaillible. C’était, quand jeme voyais volé (comme à un chacun il arrive d’a-voir affaire à des fripons), prendre patience et nedire mot. Cela m’a réussi long-temps, et maintesgens au pays en sauraient bien que dire. Mais unhomme s’est rencontré, qui, après m’avoir prismon bien, m’a demandé encore des dédommage-mens. Le fait n’est pas croyable; il est vrai néan-moins. Tout le monde sait, chez nous, à Véretz,