A SON F.XC. MONSEIGNEUR I.E MINISTRE. 97
paie des dommages et intérêts. Si on me battait,je paierais l’amende. On menace maintenant deme brûler. Si cela arrive, je serai condamné à lapeine des incendiaires.
Ce n’est pas qu’on me haïsse dans le pays. Jevis seul et n’ai de rapports ni de démêlés avecpersonne. Tout cela se fait pour faire plaisir àM. le maire et à MM. les juges, à M. le procureurdu roi et à M. le préfet, gens que je n’ai jamaisvus et dont j’ignore les noms.
Enfin il est notoire dans le département qu’onpeut me voler, me courir sus, et chaque jour onuse de cette permission. Je suis hors de la loipour avoir défendu avec, succès des gens qu’onvoulait faire périr, il y a deux ou trois ans. Voilà,disent quelques-uns, le vrai motif du mal qu’onme fait à présent.
Je supplie Votre Excellence d’ordonner quetous ceux qui me pillent, ou m’ont pillé, soientégalement poursuivis , et qu’on me laisse en reposà l’avenir. C’est malgré moi que j’ai recours àl’autorité quand les lois devraient me protéger.Mais la chose presse, et je crains que mes boisne soient bientôt brûlés.
Je suis avec respect, Monseigneur,
de Votre Excellence,
Le très-humble et très-obéissant serviteur.
Paris, le 3 o mars 1817.
IV.
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