A MESSIEURS DE LAÇA DEMIE.
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gentilshommes, le chevalier et le vicomte, quelhomme est-ce donc, je vous prie? Est-ce un gen-tilhomme qui déroge en faisant quelque chose,ou bien un artiste anobli comme le marquis deCanova ? ou serait - ce seulement un vilain quipense bien? les vilains bien pensans fréquententla noblesse, ils ne parlent jamais de leur père,mais on leur en parle souvent.
M. Jomard, toutefois, sait quelque chose-, ilsait graver, diriger au moins des graveurs, et lesplanches d’un livre font foi qu’il est bon proteen taille-douce. Mais le vicomte, que sait-il? sagénéalogie; et quels titres a-t-il? des titres de no-blesse pour remplacer Clavier dans une Acadé-mie! Chose admirable que parmi quarante quevous étiez, messieurs, savans ou censés tels, as-semblés pour nommer à une place de savant,d’érudit, d’helléniste, pas un ne s’avise de pro-poser un helléniste, un érudit, un savant; pas unseul ne songe à Coraï, nul ne pense à Thurot,à M. Haase, à moi, qui en valais un autre pourvotre Académie; tous d’un commun accord,parmi tant de héros, vont choisir Childebrand,tous veulent le vicomte. Les compagnies, en gé-néral, on le sait, ne rougissent point, et les
académies!. ah! messieurs, s’il y avait une
académie de danse, et que les grands en vou-lussent être, nous verrions quelque jour, à laplace de Vestris, M. de Talleyrand, que l’Acadé-
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