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Tome quatrième.
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A MESSIEUIÎS DE I.’ACADÉMIE. I 8 l

Mais avant de proscrire le grec, y avez-vouspensé, messieurs? Car enfin que ferez-vous sansgrec ? voulez-vous avec du chinois, une bible copteou syriaque, vous passer d’Homère et de Platon ?Quitterez-vous le Parthénon pour la pagode deJagarnaut, la Vénus de Praxitèle pour les magotsde Fo-hi-Gan? et que deviendront vos mémoires,quand au lieu de l’histoire des arts chez ce peupleingénieux, ils ne présenteront plus que les incar-nations de Visnou, la légende des faquirs, le ri-tuel du lamisme, ou l’ennuyeux bulletin desconquérans tartares? Non, je vois votre pensée;l’érudition, les recherches sur les mœurs et leslois des peuples, l’étude des chefs-d’œuvre anti-ques et de cette chaîne de monumens qui remon-tent aux premiers âges, tout cela vous détournaitdu but de votre institution. Colbert fonda l’Acadé-mie des Inscriptions et B e l les-Lett va pour faire desdevises aux tapisseries du roi, et en un besoin,je m’imagine, aux bonbons de la reine. C’est làvotre destination à laquelle vous voulez revenir etvous consacrer uniquement ; c’est pour cela quevous renoncez au grec; pour cela, il faut l’avouer,le vicomte vaut mieux que Goraï.

D’ailleurs, à le bien prendre, messieurs, vousne faites point tant de tort aux savans. Les savansvoudraient être seuls de l’Académie, et n’y souf-frir que ceux qui entendent un peu le latin d’A-Kempis. Cela chagrine, inquiète d’honnêtes gens