Band 
Tome quatrième.
Seite
229
JPEG-Download
 

DF. LA 0 A VALK111 F.

I

2 ‘X ()

travaillent, sans quoi on n’aura jamais ni sub-sistance ni repos

Une attention très importante toutes les foisqu’on marchera contre des forces supérieures,c’est de ne jamais laisser derrière soi des cheminsdifficiles pour les chevaux. Autre chose est detomber en fuyant, ou en poursuivant. Mais il ya encore une faute à éviter, et que je veux noterici. On voit des conunandans 1 * 3 qui, dans les ex-péditions où ils se croient sûrs d’avoir l’avantage,marchent avec des détachemens tout-à-fait in-suffisans ( par où souvent il leur arrive ce qu’ilspensaient faire aux autres ), et quand ils saventqu’ils trouveront l’ennemi supérieur, emmènentJ tout ce qu’ils peuvent ramasser. Je dis qu’il fautjfaire le contraire; où vous comptez battre l'en-nemi , ne pas laisser d’y porter toute la force né-

1 Ce que nous nommons partisans dans les armées, les Grecs l’appe-flaient brigands , et brigandage la petite guerre. Xénophon , qui croyait{ce genre de guerre utile dans les circonstances oit sa République seirou-> vail, n’osait cependant, à cause de l’iafaïoie du mot, engager ouvertementj les Athéniens à s’y, livrer; voilà pourquoi il ne s’explique ici qu’à demi :

!i Ceux qui ri ont rien chez eux , ce sont les Athéniens dont le pays étaitmauvais; ni substance ni repos, à cause des troubles qu’occasione, dansune démocratie surtout, le prix excessif des denrées : plus haut, viventaux dépens de plus forts qu'eux; comme les Athéniens devraient vivreaux dépens des Béotiens. ( Vo)cz ci-dessus, ch. 4 , à la fin. )

3 Ceci regarde Iphicratc , qui, ramenant d’Arcadie les troupes d’Athè-nes, fit la faute dont parle ici Xénophon, et qu’il lui reproche ailleursdans les mêmes termes. (Gay. Hisl. gr., liv, 6,5, 5i.); et c’est une preuvede plus que ce Traité fut écrit après la première expédition des Thébainsdans le Péloponèse.