DU COMMANDEMENT
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mença à se faire remarquer lorsqu’ils y joigni-rent des corps étrangers; et j’en vois de sembla-bles dans toutes les autres villes, où ils sont engrande estime et se conduisent fort bien; car lebesoin aide beaucoup à la bonne volonté. Pourleur acheter des chevaux, je crois qu’on pourraiten lever le prix, d’abord sur ceux qui voudraientse dispenser de servir dans la cavalerie (j’entendsles gens riches, de faible complexion), et aussi,ce me semble, sur les chefs de maisons opulentesqui n’ont point d’enfans : je pense même queparmi les étrangers établis à Athènes on entrouverait qui, enrôlés dans la cavalerie, cher-cheraient à se distinguer; car je vois que danstout autre emploi honorable où l’on a voulu lesadmettre, il y en a qui s’appliquent à servir avecdistinction. Enfin, je pense que l’infanterie atta-chée à la cavalerie, pour qu’elle eût le plus d’ar-deur et d’activité possible devrait être composéedes hommes qui haïssent le plus nos ennemis \
n’avait point emmené avec lui de cavalerie : mais, comme il sentit bien-tôt le besoin qu’il en avait, il leva parmi les Grecs Asiatiques un corpsde quinze cents chevaux, avec lequel il revint ensuite dans la Grèce, etqui rendit de grands services aux, Lacédémoniens ; car les Grecs avaientalors si peu de cavalerie, que quinze cents chevaux faisaient un corps con-sidé:able.
1 C’est-à-dire des réfugiés de Thespies et de Platées. Les habîtans deces deux villes détruites par les Thébains se retirèrent à Athènes , où ilsfurent accueillis. On leur accorda de grands privilèges, et même on lesadmit au rang des citoyens. ( Poy . Xenophon, Hist. gr., liv. 6,3; Dio-bürk , liv. i5 ; Plutarque , Pélopidas. )