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Tome quatrième.
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DE l’ÉQUITATIOPT.

Et d’abord nous marquerons ce qu’il faut sa-voir pour éviter, autant qu’il se peut, d’êtretrompé en achetant un cheval. Du poulain encoreà dompter, c’est le corps seul qu’on examine,l’ame ne se peut guère connaître que du chevalqu’on a monté ; or, dans le corps ce sont d’abordles jambes qu’il faut considérer ; car, de mêmequ’une maison ne pourrait servir à rien, si, lesparties supérieures étant belles et bonnes, ellemanquait par les fondemens, un cheval deguerre ne serait non plus bon à rien, si tout enlui était louable, hors les jambes, ce seul défautrendant inutiles toutes les bonnes, qualités qu’ilpourrait avoir d’ailleurs. On- jugera du pied, pre-mièrement par l’ongle, qui vaut bien mieuxépais que mince. Il faut voir ensuite si le sabotest élevé ou bas, devant et derrière, ou tout-à-faitplat; car le sabot élevé tient éloigné du sol cequ’on appelle la fourchette; mais lorsqu’il est bas,le cheval marche également sur la partie solideet sur la plus molle du pied , comme il arrive auxhommes qui ont le genou cagneux. Simon ditqu’on connaît au bruit la bonté du pied d’uncheval, et il a raison ; car le sabot creux résonnesur le sol comme une cymbale '.

Puisque nous avons commencé par le pied,nous remonterons de là aux autres parties du

* Leurs chevaux n’étaient point ferrés.