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Tome quatrième.
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274 DE I.’ÉQUITATION.

lets ' pendant du milieu des canons, afin que lecheval les poursuivant (ces annelets) avec lalangue et les dents, oublie de saisir le mors. Sil’on demande maintenant ce qui fait qu’un morsest coulant ou rude, nous expliquerons encorecela. Il est coulant lorsque les brisures et les piè-ces du canon, qui s’emboîtent l’une dans l’autre,jouent librement, et que toutes celles que tra-versent les canons ne sont ni serrées, ni gênéesdans leur mouvement : quand, au contraire , tou-tes ces pièces roulent et jouent difficilement,alors le mors est rude ; mais quel qu’il soit, la

1 Ces annelets , ces rouelles, et autres pièces mobiles, que le chevalmâchait sans cesse, lui entretenaient la bouche fraîche, et pour peuqu’oa voulût le tenir dans la main et dans les jambes , sa bouche devaits’ouvrir en jouant avec le mors , comme on le voit aux statues antiques.Dans la cavalerie hongroise et dans celle des Polonais, on conserve l’usagedes embouchures brisées à patenôtres et annelets, mais saus rouelles.

On 11e sera peut-être pas fâché de trouver ici la description que faitÀrrien du mors des Indiens, apparemment d’après quelqu’un des histo-riens d’Alexandre. La voici traduite mot à mot : « Leurs chevaux , dit—il,« ne sont ni équipés ni bridés comme ceux des Grecs ou des Celtes, mais« ils ont autour du museau une pièce de cuir de bœuf cru , armée en de-« dans de pointes de cuivre ou de fer, nou trop aiguës ; les riches mettent« „dcs pointes d’ivoire; outre cela, le cheval a dans la bouche une espèce« de broche de fer à laquelle sont attachées les rênes ; ainsi, lorsqu’on« ramène les rênes, le cheval est retenu par cette broche, et le cuir garni« de poiutes, qui lient aussi à la meme broche, agissant alors, le force•' d’obéir à la main. »

Celte bride demandait sans doute une main fort légère , et par consé-quent ne devait pas être d’un bon usage à la guerre. C’est l’objection qu’onpeut faire à celle du maréchal de Saxe , dont il attribue l’invention àCharles XII, mais qui n’est autre chose que le morso finto , ou mors faux,employé de tout temps par les Napoiiîaius pour les chevaux indociles.