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on voudra le visage jusqu’au nez. Lè casque deBéotie nous paraît le meilleur; car s’unissant aucollet, il couvre tout ce qui est au dessus de lacuirasse , et n’empêche point de voir. Que la cui-rasse au reste soit faite de manière à n’empêcherni de se baisser ni de s’asseoir. Pour couvrir lenombril, les parties naturelles, et ce qui les avoi-sine , on aura des pennes 1 en nombre et en gran-deur suffisante; et attendu qu’une blessure aubras gauche met le cavalier hors de combat, nousapprouvons fort la défense qu’on a inventée a pourcette partie, et qu’on appelle brassard. Ce bras-sard couvre l’épaule , le bras, l’avant-bras et lainain de la bride, s’étend et se plie à volonté, enmême temps qu’il pare au défaut de la cuirassesous l’aisselle. Soit pour lancer le dard, soit pour
1 On appelait ainsi des lames circulaires couchées les unes sur les au-tres, en queue d’écrevisse , pour couvrir l’épaule et d’autres endroits ducorps, sans nuire aux mouvemens.
a Cette invention était sans doute d’Iphicrate, qui avait imaginé beau-coup de changemens dans l’armement : plusieurs de ses idées furent re-çues. On a déjà vu Xénophon , dans le discours précédent, parler d'Iplii-crate sans le nommer.
Ou peut remarquer que Xénophon ne donne point de bouclier à sacavalerie. Dans le deuxième livre de l’Histoire , où il parle du bouclierdes cavaliers, il faut prendre garde que ce sont des gens qui fout le ser-vice tantôt à pied , tantôt à cheval. Il y eut de son temps, ou peu après,une grosse cavalerie bardée de toutes pièces ; mais tout le monde n’ap-prouvait pas l’usage de cette arme. Polybe même se moque quelque partde la contradiction que présentent ces deux mots, cavalerie pesante: «I.a«cavalerie étant, dit-il, une chose de soi légère et mobile, commentf* peut-elle être pesante ? »